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Au S1 2026, les ventes de l’industrie du meuble allemande enregistrent – 2,7 %
Outre-Rhin, les industriels du meuble doivent également faire face à un contexte de marché toujours difficile impacté, entre autres, par la faiblesse de la demande intérieure, les coûts élevés et la réglementation croissante. Ce sont, en tout cas, les principales explications avancées par le VDM – l’homologue de l’Ameublement français en Allemagne – au moment de la publication des derniers résultats de l’industrie en question : entre janvier et juin dernier, le chiffre d’affaires des 374 entreprises allemandes fabricantes de meubles a reculé de – 2,7 %, totalisant environ 7,7 Mds€.
Dans le détail, ce sont les ventes à destination du marché intérieur qui ont particulièrement souffert, affichant un repli de - 4,1 % ; elles sont, au total, de 5 Mds€ sur ce premier semestre 2026. Les ventes à l’export, pour leur part, restent quasiment stables par rapport à la même période en 2025 ; elles ont permis de générer un CA d’environ 2,7 Mds€. Ainsi, mathématiquement, la part des exportations, pour l’industrie du meuble allemande, a progressé d’un point, atteignant désormais 35,2 %. La France, la Suisse et les Pays-Bas, qui sont les trois marchés extérieurs les plus importants pour le meuble allemand, ont tous augmenté leurs livraisons, avec respectivement + 2,6 %, + 2,1 % et + 0,1 % ; des hausses ont également été constatées en Belgique, en Pologne et en Espagne.
Concernant le découpage par produits, la situation apparaît contrastée. Le segment des meubles de cuisine a été le plus stable sur ce S1 2026, enregistrant même une petite hausse de + 1 % de son CA, qui atteint 2,9 Mds€. En revanche, les meubles de salon, de salle à manger et de chambre (ainsi que les composants) ont globalement accusé une baisse de – 5 %, avec des ventes à « seulement » 2,3 Mds€. Les meubles rembourrés ont le plus souffert (- 10 %, CA de 423 M€), tandis que les matelas et le mobilier de bureau s’en sont « un peu moins mal sortis », avec respectivement – 5,1 % et – 3,5 %.
Jan Kurth, Directeur Général du VDM, commente : « La conjoncture reste extrêmement difficile pour nos entreprises […] Outre la faiblesse persistante de la consommation, la hausse des coûts des matières premières, de l'énergie et de la main-d'œuvre, ainsi que les contraintes administratives, pèsent sur notre secteur ». Le dirigeant évoque également le « manque de dynamisme » du secteur de la construction résidentielle, et la pression concurrentielle internationale « croissante ». Il s’inquiète, également, de la concentration, toujours plus marquée, de la distribution de meubles : « Nos fabricants de meubles de taille moyenne font face à un nombre toujours plus restreint de partenaires commerciaux avec, en revanche, des acteurs toujours plus importants ». Précisons, à ce sujet, que le projet de rachat du groupe allemand Porta, par le géant autrichien XXXLutz, annoncé au tout début 2025, fait actuellement l’objet d’une enquête initiée par les autorités européennes, l’enjeu étant de déterminer si l’opération peut être finalisée, dans un contexte, donc, de concentration des marchés toujours plus accrue…

Considérant ces conditions défavorables pour l’industrie du meuble allemande, 40 % des entreprises du secteur prévoyaient de recourir au chômage partiel sur ce troisième trimestre 2026, selon une enquête menée par le VDM. Sur l’ensemble de l’année 2026, l’association veut rester prudente, avec la prévision d’une nouvelle baisse des ventes d’environ – 3 %.



