
Relance de la distribution et reindustrialisation partielle en France : les ambitions de CAFOM pour Brandt, De Dietrich, Sauter et Vedette
Le Tribunal des Affaires Economiques de Nanterre a rendu son verdict le 13 mars dernier : le groupe CAFOM est désigné repreneur des marques Brandt, De Dietrich, Sauter, Vedette, ainsi que des stocks, pour un montant global de 18,6 M€.
Le groupe CAFOM, actionnaire majoritaire du site Vente-unique.com (lui-même détenant la licence de marque Habitat), et par ailleurs leader de la distribution d’équipements de la maison en outre-mer (avec les enseignes But, Darty, Habitat, Nature & Découvertes…) a été désigné, le 13 mars 2026 par le Tribunal des Affaires Economiques de Nanterre, pour reprendre les quatre marques d’électroménager emblématiques Brandt, De Dietrich, Sauter et Vedette. L’offre de reprise, d’un montant global de 18,6 M€ - et entièrement financée grâce aux ressources disponibles et mobilisables de CAFOM - intègre, outre les quatre marques, les brevets associés, ainsi que les stocks de produits finis, de maintenance, diverses pièces de rechange et de SAV (à ce prix d’acquisition s’ajoute près de 3,5 M€, correspondant « à la diminution du passif de la procédure de liquidation judiciaire de Brandt France, par le paiement direct par le Groupe CAFOM d’une partie des sommes dues aux créanciers titulaires de sûreté ».) Cette offre ne concerne pas, en revanche, les deux sites industriels historiques du Loir-et-Cher, ni les salariés du groupe Brandt, qui étaient environ 700.
Ce plan de reprise proposé par le Groupe CAFOM – les offres étaient au nombre de 36 - a néanmoins été jugé à la fois « plus protecteur des intérêts du liquidateur, et plus sérieux par sa structuration financière ».
Entre heritage et avenir
Dans un communiqué de presse officiel diffusé le lundi 16 mars, CAFOM indique vouloir « préserver l’héritage de quatre marques disposant d’une forte notoriété auprès du grand public », cela au moyen d’une relance « dès à présent » de leur distribution en France mais aussi hors de nos frontières. Du côté de la fabrication, il s’agira de « s’inscrire dans une démarche de réindustrialisation partielle » dans l’Hexagone, tout en renforçant la maîtrise de ses approvisionnements en produits électroménagers pour ses magasins d’outre-mer.
Un partenariat avec les societes ARPA, EverEver et SOS Accessoire
La préservation de la fabrication des produits sur le territoire français permettra à CAFOM, en effet, de « conserver la pleine maîtrise de sa chaîne d’approvisionnement » à l’avenir. C’est ainsi que le Groupe a noué un partenariat, dans le cadre de cette reprise, avec la société alsacienne ARPA basée dans le Bas-Rhin, spécialisée dans la production d’appareils de cuisson. L’enjeu ? Maintenir en France « un volume de production important, principalement sur des produits à haute valeur ajoutée comme les tables à induction ». L’acteur alsacien devrait ainsi créer localement « plus de 50 emplois à court terme, et 130 à moyen-long terme », en développant une nouvelle ligne de production et d’assemblage de fours.
Toujours sur le plan industriel, CAFOM s’est aussi rapprochée de la start-up bretonne EverEver, dans l’objectif de développement d’une nouvelle gamme de machines à laver « dans les prochains mois », et de la société SOS Accessoire spécialisée, comme son nom le laisse entendre, dans la gestion des pièces détachées : ceci permettra d’assurer l’approvisionnement en pièces de rechange des réseaux de distribution engagés dans le service après-vente.
Fort de tous ces objectifs établis, et de ces partenariats, le groupe CAFOM se dit « fier de pouvoir initier ce projet ambitieux au service de la création d’emploi en France, de la préservation d’actifs du patrimoine national et de protection du pouvoir d’achat des consommateurs français ». Nouveau projet qui, selon lui, confirme son positionnement comme « acteur de premier plan de la distribution de produits d’aménagement et de biens domestiques ».




